mardi 10 novembre 2009

Bouche d’égout ou dégoût.

Au bureau, ayant changé de département dernièrement je vais devoir travailler un peu plus souvent avec un de nos hauts dirigeants. Il n’est pas très souvent au bureau, donc il ne vient pas me voir trop fréquemment. Cependant aujourd’hui nous devions travailler un gros dossier. Il se pointe dans mon bureau et commence à me parler.

Rapidement, une odeur plutôt mauvaise flotte dans l’air. J’ai vraiment l’impression qu’il est venu flatuler dans mon bureau. Il n’est pas resté longtemps, la pestilence le suivie.

Il revient quelques instants plus tard, il est plus près de moi, l’odeur est vraiment plus intense. La théorie de l’échappatoire gastrique de la visite précédente ne tient plus. Ça sent, disons le, la marde. Il a pillé dans un tas de chien et c’est pris sous ses souliers pas d’autres explications. Il sort et l’odeur aussi.

Troisième fois, il vient m’expliquer quelque chose et est littéralement à mes côtés penché au-dessus de moi et on « discute » du dossier. En fait, il discute car moi mon focus est sur cette odeur intense de fosse sceptique. Il parle mais moi je suis totalement déstabilisé par ce que mon nez subit.

Il n’a pas pété.
Il n’a pas pillé dans un caca de chien.

Non, du tout

Il sent la marde de la bouche.

C’est intolérable. C’est la pire odeur buccale que j’ai jamais sentie.

Je devrai préconiser la discussion téléphonique.

mardi 15 septembre 2009

Steeeeeeeeeeeeve

Réception d’un bon de commande.
Expéditeur du bon de commande : Steve, nom de famille inexistant.
Bon de commande tout croche, besoin de clarification.

« Bonjour comment puis-je vous aider ? »
« Bonjour pourrais-je parler à Steve ? »
« Oui un instant »
Petite musique douce et apaisante
« Bonjour c’est Steve »
« Oui c’est Francis je t’appelle à propos du bon de commande que tu… »
« Oh attends tu n’as pas le bon Steve, je te transfert »
Petite musique de bruits d’oiseaux et d’eau qui coule.
« Bonjour c’est Steve »
« Oui c’est Francis je t’appelle à propos du bon de commande que tu… »
« Oh attends tu n’as pas le bon Steve, je te transfert »
« Je viens de parler à un autre Steve et c’était pas lui »
« Ok il y a 3 Steve ici, je te transfert »
Petite musique du vent qui souffle et de vagues qui atteignent le rivage
« Bonjour c’est Steve »
« Oui c’est Francis je t’appelle à propos du bon de commande que tu… »
« Euh tu n’as pas le bon Steve, je te transfert »
« Woooo attend je viens de parler au 2 autres Steve pis c’est pas eux »
« Ben je te transfert à la réceptionniste »
Musique de gouttes d’eau qui tombe… sur mes nerfs de plus en plus.
« Bonjour comment puis-je vous aider ? »
« J’ai besoin de parler à Steve… »
« Attendez je vous transfert »
« Noooooooon »
Bruit de violon qui semble se faire agresser par une trompette
« Bonjour c’est Steve »
« Oui encore Francis peux-tu me retourner à la réception ? »
Sons quelconques qui semblent être enterrés par la vapeur qui sort de mes oreilles
« Bonjour comment puis-je vous aider ? »
« Je viens de parler aux 3 Steve et ça ne semble pas être aucun d’eux, mais j’ai reçu un bon de commande et j’ai des questions »
« Je vous transfert aux commandes »
Le département des commandes ne mérite pas de musique lorsqu’on attend pour eux semble-t-il.
« Bonjour c’est Josée »
« Bonjour Josée, c’est Francis, j’ai reçu le bon de commande CT34567 et j’ai des questions »
« Attend je regarde… Oh c’est un bon de commande de Steve, je te transfert »
« Nooooooooooooooon »
Toujours pas de musique entre les commandes et le reste du monde.
« Bonjour c’est Steve »
« Steve, Francis, bon de commande CT34567 à qui je parle pour ça ? »
« Je te transfert aux… »
« NOOOOOOOOOON, tu me transferts pas nulle part, ça fait 20 minutes qu’on me transfert. Peux-tu me dire qui m’a envoyé ce bon de commande ? »
« Oui attend un peu… Ah c’est Steve »
« Ok ça c’est pas une nouvelle information, un peu de précision svp »
« Ohhhh y’a une note dans le dossier c’est de Steve mais à notre succursalle dans l’ouest »
« C’est quoi son numéro de téléphone ? »
« 555-345-4567 »
« Ok pis c’est quoi son nom de famille ? » (un gars prend pas de chance)
« Je sais pas son nom de famille »
.
.
.
« Bonjour comment puis-je vous aider ? »
« Oui Steve svp »
« Oui un instant »
Musique, Céline Dion se gargarise à plein dans le combiné
« Bonjour c’est Steve »
« Oui c’est Francis je t’appelle à propos du bon de commande que tu… »
« Oh attends tu n’as pas le bon Steve, je te transfert »
« Noooooooooooon »
Musique, Céline Dion semble se faire écrapoutre par un camion, elle se lamente
« Bonjour c’est Steve »
« Oui c’est Francis je t’appelle à propos du bon de commande que tu… »
« Je n’ai pas placé de bon de commande, je suis concierge ici »
« Tabar… »
« Je te transfert à la réception »
Musique, Céline Dion s’est fait achevé par le camion, elle cède sa place à Nicolas Chicoine… il se lamente
« Bonjour comment puis-je vous aider ? »
« Combien de Steve dans votre bureau ? »
« 2 »
« Les commandes svp »
Nicolas Chicoine devrait se concentrer sur autre chose que les bruits qui sortent de sa gorge, c’est atroce.
« Oui bonjour »
« Francis, bon de commande reçu CT34567, je sais pas de qui mais même si c’est écrit Steve semble pas être Steve qui l’a commandé. Je suis tanné d’être transféré partout, svp donnez moi qui à fait ce bon de commande »
« Attendez je vérifie »
Nicolas gueule, Francis bouille
« Ok ce bon de commande vient de notre succursalle de l’est, faudrait appeler là »
« Je viens d’appeler là… pouvez-vous me dire c’est Steve qui ? »
« Non »
.
.
.
« Bonjour comment puis-je vous aider ? »
« Bonjour c’est Francis je veux parler à la personne responsable du bon de commande CT34567 svp »
« Il y a un nom sur la commande ? »
« Non »
« Je vous transfert à Steve »
Musique de violoncelle que je briserais volontiers sur la tête à quelqu’un
« Bonjour c’est Steve » le même à qui j’ai parlé au tout début
« Oui j’appelle pour le bon de commande CT34567 »
« On s’est pas parlé tantôt ? Il y a un nom sur la commande ? »
« Non »
« Attend je vérifie »
La musique s’est arrêtée, pause méritée pour mes oreilles.
« Oui c’est un de mes bons de commande c’est quoi tes questions ? »
« Je voudrais te tuer présentement mon sale pour m’avoir fait perdre 38 minutes de ma vie pour crissement rien. Osti de compagnie de crisse d’incompétents du tabarnak. La réceptionniste trop conne pour me dire qu’il y a 3 Steve dans la crisse de bâtisse, les commandes qui savent pas ce qu’ils ont mis en commande pis toé l’attardé mental à qui j'ai parlé déjà 2 fois même pas au courant de tes dossiers. Je vous emmerde tous, vous êtes des larves, des merdes humaines, je vous pisse à la raie » (je me suis retenu, mais ça me tentait)
« Ok mes questions c’est… »

mercredi 19 août 2009

Nos amis les animaux

Que fait le chien ? Le chien fait Wouf, wouf
Que fait le chat ? Le chat fait Miaou, miaou
Que fait le canard ? Le canard fait Coin, coin

Que fait la vache ? La vache elle recule dans ton char alors que tu es tout à fait légalement stationné et la vache sort de son char pour TE donner de la marde parce qu’elle était trop conne pour regarder où elle allait. Ensuite la vache elle se pousse en te montrant son doigt du milieu.

C’est chien une vache.

jeudi 30 juillet 2009

Suçage et cie

Aujourd’hui, journée chaude et humide s’il en était une, l’air climatisée au bureau n’ayant pas apprécié l’orage d’hier avait rendue l’âme… en fait seulement que pour la moitié du bureau et heureusement dans la moitié qui n’est pas la mienne.

Le plancher de production lui n’a bien évidemment pas le luxe de l’air frais. Étant donné que la panne était du côté « corporatif » des bureaux, la direction à décidée d’aller acheter des boîtes de bons vieux Mr Freeze et d’en faire la distribution.

Quelques minutes après, nous nous étions rassemblés dans un bureau pour discuter d’un dossier. Tout comme un groupe de jeunes de 12 ans, nous sucions tous à plein notre Mr Freeze sauf un.

Martin « Heille Pat t’as pas pris de Mr Freeze ? »
Pat « Non moi j’aime pas ça sucer »
Francis « Ça lui rappelle ben trop le temps où il faisait ça pour survivre »

Bon c’était très drôle, ça sorti tout seul et tout le monde à pouffé de rire... sauf le principal intéressé qui semblait avoir était atteint dans sa masculinité.

Je suis encore en phase d’apprivoisement de mon environnement de travail mais surtout de certains de mes nouveaux collègues il faut croire.

Maudit plate.

mardi 28 juillet 2009

2 mois...

… 2 mois, 2 mois que j’ai rien écrit ici.

Je vous comprends de verser toutes les larmes de votre corps. Probablement que la grisaille et le mauvais temps que tellement de gens se plaignent de cet été découle directement de mon absence (je sais que la phrase est pas correcte...ouin pis ?). Je veux pas trop vous écoeurer, mais j’étais en vacances la semaine dernière et j’ai été très satisfait de la température.

Mauvaise nouvelle en ce qui concerne le « top prospect » pour devenir le futur collègue con. Je l’avais affectueusement surnommé Robinson Crusoé. Tout comme ce dernier il avait une grosse barbe et il était vraiment pardu. Non pas pErdu, pArdu, tellement pardu.

Ce n’était pas un simple soldat, un employé de bas étage comme moi, mais un gestionnaire avec beaucoup de responsabilités, du poids, du pouvoir… Un peu moins de 2 semaines après son embauche l’entreprise a jugée préférable qu’il retourne sur son île. La sanité de tous en dépendait grandement.

Pour le moment nous avons en grande quantité des clients qui comblent complètement notre désir de se foutre de la gueule de quelqu’un et de constater que le monde est peuplé d’imbéciles heureux.

Je devrais venir vous reparler… sous peu.

lundi 25 mai 2009

Montréal cette salope

Elle m’a toujours fait un peu peur.
Son trafic.
Son bruit.
Son odeur.
Son trop plein…
Sa réputation.

Autant les gens qui l’aiment, l’aiment.
Autant les gens qui la détestent, la détestent.

J’ai toujours dit que « Jamais au grand jamais j’y habiterai ».
Par le passé j’ai refusé de nombreuses offres d’emplois beaucoup plus lucratives uniquement car le travail était à Montréal.

Je suis en train de faire des boîtes pour mon déménagement qui est dans moins de 2 semaines.
Je quitte la campagne, mon milieu rural où les poules courent en liberté.
Où le plus gros du trafic c’est 1 tracteur qui ralenti brièvement tout au plus 2 voitures.

Je déménage à Montréal.
Ce n’est pas un emploi qui m’y amène.

Le cœur a plus de pouvoir que le portefeuille.

lundi 4 mai 2009

Bip bip bip bip bip bip bip bip (en tout cas bruit d'un télégramme mettons)

Toujours vivant.......... Stop.

5 semaines de complétées au nouvel emploi…….. Stop.

Repartir à zéro c’est pas évident……. Stop.

Je m’en sors bien…….. Stop.

Commence à interagir avec plus de gens…….. Stop.

Très sérieux candidat en vue de l'obtention du poste de nouveau collègue con……. Stop.