samedi 2 février 2008

Amenez moi une tempête, j'la clanche

Vendredi ma témérité m’a amené dans la métropole pour une petite fête. Malgré la précarité météorologique, je n’ai pas vraiment hésité à m’y rendre, "c’est toujours ben juste d’la nèige". Après la soirée est venu le temps de repartir chez moi.

Avant de raconter quoi que ce soit, je voudrais commencer en levant mon chapeau aux gens de Montréal qui doivent se taper le pelletage de banc de neige tempête après tempête. Pas que je déteste totalement pelleter, mais pelleter pour rien me ferait un peu chier. Car avouons que pelleter à Montréal est totalement du temps perdu. On se pellette une petite place mais l’évidence est qu’on a fait ça pour quelqu’un d’autre, un parfait inconnu. Donner au suivant à son meilleur. Oui chez moi j’use de la pelle quand même, mais c’est tout à fait égoïste et j’en suis le seul bénéficiaire. Ma pelle, ma neige, ma cour. Alors congratulations à vous.

Bref continuons. Retourner à la maison fut plutôt périlleux. Débutons par l’autoroute 40 sur laquelle je ne crois pas avoir atteint 40km/h, suivit de la 25 sur laquelle ce même nombre équivalait environ à la vitesse moyenne du trajet… j’appréhendais donc la 20 et n’ai même pas pensé à la 10… Tout allait bien jusqu’à ce que mon odyssée m’amène du côté est du Richelieu. Le mélange de neige et grésil s’est vite transformé en pluie verglaçante intense. Celle du genre qui gèle automatiquement sur le pare-brise et pour laquelle les essuie-glaces portent, pour une première fois, vraiment bien leurs noms… À force de flatter cette dernière, elle s’accumule et il faut faire plusieurs arrêts en bordure de route pour gratter… palpitant je vous dis.

Je m’approchais de chez moi, une dernière route à affronter. En plein champs, exposée aux grands vents, cette route est hasardeuse même quand les conditions sont idéales. J’attendais à la lumière rouge avant de m’y aventurer. En tombant verte, l’épandeuse de sel arrive à l’intersection adjacente et s’y arrête. Je lui fais des grands signes lui signifiant de prendre les devants… je me dis alors "je suis en sécurité, je vais la suivre tranquillement et ce sera merveilleux". J’étais vraiment heureux du timing. Ma joie fut coupée assez abruptement quelques kilomètres plus loin quand je vis devant moi le derrière de la dite épandeuse se mettre à valser tranquillement… puis un peu plus… et un peu plus… et… bonsoir elle est partie. L’épandeuse dans le champ avec sa cargaison pleine de mon retour facile et sécuritaire. Glissant vous dites ?

Comme je n’écris pas ceci en direct des soins intensifs de l’hôpital le plus près, vous voyez que je suis arrivé sain et sauf. Ce matin par contre j’avais encore mal aux mains et aux avant-bras d’avoir tenu le volant aussi serré aussi longtemps.

Je remercie mes pneus, ma voiture et mon incroyable talent de chauffeur hors pair.

20 commentaires:

Ness a dit...

Tu habites où déjà??
La belle 10... je la prends tous les jours pour aller travailler... À la hauteur de Marieville, il y a de la poudrerie même en été. Je suis partie plus tôt du travail vendredi parce que je redoutais les conditions routières et honnêtement, je trouve que j'ai fais un bon move en quittant à 12h plutôt qu'en fin de journée.

Bref, contente de voir que tu es sain et sauf!!!!

The BearWa|keuse a dit...

Wow! Un vrai Gilles Villeneuve.... avant son accident, bien sûr! ;)

cl4udie a dit...

Vive nos hivers québecois! Heureuse de savoir que tu t'en ai bien sorti.

unautreprof a dit...

Ah ça me rappelle ça que si je veux aller travailler demain, je vais devoir y aller.

"Mon pays, ce n'est pas un pays..."

¤Enidan¤ a dit...

Bravo pour ton sang froid et vive l'hiver !!!!

Stella a dit...

Vive les épandeuses aux pneus 4 saisons!

Serpentine a dit...

Ouin ouin, rassurant ça...

Vive notre province!

La prochaine fois.. passe en premier!

Claudia a dit...

Wow. Courageux. Je serais même pas sortie de ma maison cette soirée la.

Y-man a dit...

Je n'ai jamais vu une épandeuse de sel dasn le fossé mais j'avoue qu'un homme qui voit cela devant lui devient soudainement nerveux c'est comme aller à l'église et priez pour qu'il ne t'arrive pas de malheur et que le crucifix te tombes sur la tête

Cam a dit...

Faudrait vérifier aussi si on ne retrouvais pas les traces de tes mains sur ton volant, vestige de cette grande escapade! Mais quelle péripétie, une chance que t'étais pas sur des quatres saisons!!!

Jef a dit...

Tu aurais du te mettre du foil.. ça protège les mains ! ;0)

julie a dit...

Et moi je veux maintenant voir ton talent à parler de ton nombril.

"tag" :) :)

Annick a dit...

Me semble que j'entends l'intonation de François Pérusse "J'te gage que j'te clanche!"

Accompagnateur-Mystère a dit...

Salut!

Je viens de découvrir ton blogue et je suis vraiment heureux que tu sois toujours en vie, malgré tout ce mauvais temps et ces mauvaises conditions routières... ça va me permettre de revenir lire tes futurs envois. ;-)

Tu m'fais rire! Merci!

Stella a dit...

Bien malgré toi, tu as été tagué!!
Oui oui, tagué, tagué!!

Mon P'tit Moi a dit...

Vivement l'printemps.....

Le Poète Urbain a dit...

Ouin ça c'est de la température !!
Et merçi de me rappeller que je pellete un trou dans le banc de neige tout les soirs ..pour un(e) charmant(e) inconnu(e)

Merçi Françis!! ;) haha

Le Poète Urbain a dit...

(Je me corrige...) ** Merci Francis!! ;) haha

Laurent LaSalle a dit...

TAGUE!!!

http://laurentlasalle.com/2008/02/05/encore-une-tague-cest-nimporte-quoi/

justeunpeufrustree a dit...

Crime double taggé Francis. Bof moi si j'ai été double taggé pis sais tu, j'ai décidé que ça m'immunisait à vie. ;) Celle là aussi je te donne le droit de l'utiliser.