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mardi 15 septembre 2009

Steeeeeeeeeeeeve

Réception d’un bon de commande.
Expéditeur du bon de commande : Steve, nom de famille inexistant.
Bon de commande tout croche, besoin de clarification.

« Bonjour comment puis-je vous aider ? »
« Bonjour pourrais-je parler à Steve ? »
« Oui un instant »
Petite musique douce et apaisante
« Bonjour c’est Steve »
« Oui c’est Francis je t’appelle à propos du bon de commande que tu… »
« Oh attends tu n’as pas le bon Steve, je te transfert »
Petite musique de bruits d’oiseaux et d’eau qui coule.
« Bonjour c’est Steve »
« Oui c’est Francis je t’appelle à propos du bon de commande que tu… »
« Oh attends tu n’as pas le bon Steve, je te transfert »
« Je viens de parler à un autre Steve et c’était pas lui »
« Ok il y a 3 Steve ici, je te transfert »
Petite musique du vent qui souffle et de vagues qui atteignent le rivage
« Bonjour c’est Steve »
« Oui c’est Francis je t’appelle à propos du bon de commande que tu… »
« Euh tu n’as pas le bon Steve, je te transfert »
« Woooo attend je viens de parler au 2 autres Steve pis c’est pas eux »
« Ben je te transfert à la réceptionniste »
Musique de gouttes d’eau qui tombe… sur mes nerfs de plus en plus.
« Bonjour comment puis-je vous aider ? »
« J’ai besoin de parler à Steve… »
« Attendez je vous transfert »
« Noooooooon »
Bruit de violon qui semble se faire agresser par une trompette
« Bonjour c’est Steve »
« Oui encore Francis peux-tu me retourner à la réception ? »
Sons quelconques qui semblent être enterrés par la vapeur qui sort de mes oreilles
« Bonjour comment puis-je vous aider ? »
« Je viens de parler aux 3 Steve et ça ne semble pas être aucun d’eux, mais j’ai reçu un bon de commande et j’ai des questions »
« Je vous transfert aux commandes »
Le département des commandes ne mérite pas de musique lorsqu’on attend pour eux semble-t-il.
« Bonjour c’est Josée »
« Bonjour Josée, c’est Francis, j’ai reçu le bon de commande CT34567 et j’ai des questions »
« Attend je regarde… Oh c’est un bon de commande de Steve, je te transfert »
« Nooooooooooooooon »
Toujours pas de musique entre les commandes et le reste du monde.
« Bonjour c’est Steve »
« Steve, Francis, bon de commande CT34567 à qui je parle pour ça ? »
« Je te transfert aux… »
« NOOOOOOOOOON, tu me transferts pas nulle part, ça fait 20 minutes qu’on me transfert. Peux-tu me dire qui m’a envoyé ce bon de commande ? »
« Oui attend un peu… Ah c’est Steve »
« Ok ça c’est pas une nouvelle information, un peu de précision svp »
« Ohhhh y’a une note dans le dossier c’est de Steve mais à notre succursalle dans l’ouest »
« C’est quoi son numéro de téléphone ? »
« 555-345-4567 »
« Ok pis c’est quoi son nom de famille ? » (un gars prend pas de chance)
« Je sais pas son nom de famille »
.
.
.
« Bonjour comment puis-je vous aider ? »
« Oui Steve svp »
« Oui un instant »
Musique, Céline Dion se gargarise à plein dans le combiné
« Bonjour c’est Steve »
« Oui c’est Francis je t’appelle à propos du bon de commande que tu… »
« Oh attends tu n’as pas le bon Steve, je te transfert »
« Noooooooooooon »
Musique, Céline Dion semble se faire écrapoutre par un camion, elle se lamente
« Bonjour c’est Steve »
« Oui c’est Francis je t’appelle à propos du bon de commande que tu… »
« Je n’ai pas placé de bon de commande, je suis concierge ici »
« Tabar… »
« Je te transfert à la réception »
Musique, Céline Dion s’est fait achevé par le camion, elle cède sa place à Nicolas Chicoine… il se lamente
« Bonjour comment puis-je vous aider ? »
« Combien de Steve dans votre bureau ? »
« 2 »
« Les commandes svp »
Nicolas Chicoine devrait se concentrer sur autre chose que les bruits qui sortent de sa gorge, c’est atroce.
« Oui bonjour »
« Francis, bon de commande reçu CT34567, je sais pas de qui mais même si c’est écrit Steve semble pas être Steve qui l’a commandé. Je suis tanné d’être transféré partout, svp donnez moi qui à fait ce bon de commande »
« Attendez je vérifie »
Nicolas gueule, Francis bouille
« Ok ce bon de commande vient de notre succursalle de l’est, faudrait appeler là »
« Je viens d’appeler là… pouvez-vous me dire c’est Steve qui ? »
« Non »
.
.
.
« Bonjour comment puis-je vous aider ? »
« Bonjour c’est Francis je veux parler à la personne responsable du bon de commande CT34567 svp »
« Il y a un nom sur la commande ? »
« Non »
« Je vous transfert à Steve »
Musique de violoncelle que je briserais volontiers sur la tête à quelqu’un
« Bonjour c’est Steve » le même à qui j’ai parlé au tout début
« Oui j’appelle pour le bon de commande CT34567 »
« On s’est pas parlé tantôt ? Il y a un nom sur la commande ? »
« Non »
« Attend je vérifie »
La musique s’est arrêtée, pause méritée pour mes oreilles.
« Oui c’est un de mes bons de commande c’est quoi tes questions ? »
« Je voudrais te tuer présentement mon sale pour m’avoir fait perdre 38 minutes de ma vie pour crissement rien. Osti de compagnie de crisse d’incompétents du tabarnak. La réceptionniste trop conne pour me dire qu’il y a 3 Steve dans la crisse de bâtisse, les commandes qui savent pas ce qu’ils ont mis en commande pis toé l’attardé mental à qui j'ai parlé déjà 2 fois même pas au courant de tes dossiers. Je vous emmerde tous, vous êtes des larves, des merdes humaines, je vous pisse à la raie » (je me suis retenu, mais ça me tentait)
« Ok mes questions c’est… »

mercredi 19 août 2009

Nos amis les animaux

Que fait le chien ? Le chien fait Wouf, wouf
Que fait le chat ? Le chat fait Miaou, miaou
Que fait le canard ? Le canard fait Coin, coin

Que fait la vache ? La vache elle recule dans ton char alors que tu es tout à fait légalement stationné et la vache sort de son char pour TE donner de la marde parce qu’elle était trop conne pour regarder où elle allait. Ensuite la vache elle se pousse en te montrant son doigt du milieu.

C’est chien une vache.

lundi 1 septembre 2008

Cerveau en gros

Le but : Aller chez Bureau en Gros dans le but d’acheter un casque d’écoute réduit à $4.86 (oui oui un investissement majeur)
Temps total estimé : 5 minutes

Le déroulement : Après avoir trouvé l’étalage dans lequel devait se trouver mon article, je vois qu’il est vide. Je trouve un commis de son superbe chandail rouge vêtu. Le jeune homme, un adolescent emportant avec lui l’enthousiasme qui exulte des gens de son âge. Qu’à regarder son attitude on voit l’ardeur, la fierté et l’effort qu’il apporte à ce travail qui est probablement trop peu payé. Mais dévouement total, à cet âge, on ne vit pas pour l’argent, mais bien pour s’accomplir et être au service des gens avec la rigueur et la passion brûlante de se mouvoir et d’être un membre actif de la société…

Francis « J’aimerais avoir ça » dis-je en pointant l’étalage vide
Commis « Ouin on dirait qu’y en a pu » répondit-il en me regardant comme s’il voulait me dire t’as pas remarqué gros cave que l’étalage est vide ?
Francis « Peux-tu regarder si vous en avez encore en stock, dans le backstore quelque chose ? »
Commis « Ben ok, je peux faire ça » dit-il en expirant comme si je venais de lui demander d’aller chercher cette information au sommet du Kilimandjaro.

Le dit commis disparaît dans une allée du magasin. Et j’attends. Puis j’attends. 15 minutes plus tard il revient.

Commis « Oui on en a encore 11 en stock » grommela-t-il
Francis « Gooooooood, merci » m’exclamais-je d’un ton soulagé

Le commis reparti et re-disparu. Et j’attendis. Puis j’attendis. 15 minutes passèrent, puis 20 et finalement 30… Je décide donc de partir à la recherche du jeune homme. Je me disais qu’il devait être pris avec d’autres clients dans le but de combler son insatiable quête de service à la clientèle et d’amabilité gratuite (ou encore il s’était fait kidnapper dans l’allée des brocheuses… je n’écartais aucune possibilité).

Je retrouve enfin mon diligent travailleur en train de s’affairer à placer des cartables dans un étalage.

Francis « Et puis mon casque d’écoute tu l’as trouvé ? »
Commis « Ah t’en voulais un ? »

NOOOOOOOOOON, J’AI PAS DE VIE MOI JE VIENS AU BUREAU EN GROS JUSTE POUR M’ASSURER DE L’ÉTAT DES STOCKS.

Résultante : Le but fût atteint, j’ai eu mon casque d’écoute à $4.86
Temps total réel : 1h10 minutes
Effets secondaires : Une grosse veine du cou qui a pété et mon dégoût du magasinage qui ne fait qu'augmenter.

jeudi 14 août 2008

L'art de faire chier

Je déteste magasiner. C’est viscéral, je n’aime pas ça. Mais ce jeudi soir en terminant le travail, j’avais repoussé assez longtemps l’inévitable, je me devais d’y aller. Je me présente à mon deuxième magasin de la soirée. (Figure 1.1 la configuration du stationnement).

Je choisis expressément le dernier stationnement à droite (le plus loin de la porte en plus), me collant le plus possible à droite (voir figure 1.2) pour pouvoir ouvrir grande la porte de ma voiture et aussi éviter que la personne qui se stationne près de moi ramène sa portière dans la mienne causant un infâme scratch.

Je rentre, effectue mes emplettes, paye et ressort. Total de l’opération : 7 minutes environ.

J’arrive dans le stationnement que vois-je ? (je vois-je figure 1.3). Je prends la peine de me décoller et l’autre tarlat trouve le moyen de se coller sur moi. Je suis un tantinet irrité. Dans ma tête ça réagit violement en émettant jugement et préjugés gratuitement « Cris?%$?$% de vieux débris qui sait pas chauffer ?%$/$//$% » (la voiture était une Buick Century, ça se devait d’être une personne possédant des cheveux blancs). Je me calme et je patiente. J’ai songé passé par ma valise, mais n’ayant pas encore mon diplôme du Cirque du Soleil, je me suis abstenu.

À chaque minute qui passait, ma pression artérielle doublait. Alors imaginer après trente superbes interminables minutes comment j’étais (voir figure 1.4). Je suis retourné en dedans, j’ai demandé à un commis de faire un « call » dans le magasin pour trouver le propriétaire de la voiture.

Retourne attendre dehors. Attends pis attends pis attends encore. Je commençais à grogner après chaque personne qui s’approchait du dit véhicule. Pas que je me considère d’ordinaire très beau, mais là, je n'étais vraiment pas beau à voir (voir figure 1.5). Finalement, la vielle folle dame s’approche de moi… « C’est vous qui m’avez fait appeler ? Quel est le problème ?» (dit-elle d'un ton très méprisant). Je ne fais que lui pointer l’espace entre les 2 véhicules. « Vous m’avez dérangé dans mon magasinage juste pour ça ? ». Dans ma tête la réponse était d’une violence sans précédent. Je l’injuriais, la traitais de tous les noms, j’ai même cru me voir fracasser sa cane sur le hood de son char.

Francis « Oui madame j’aimerais quitter et vous êtes stationner beaucoup trop près. Vous n’êtes pas dans les lignes du tout ».
Dame « Vous non plus je vous ferez remarquer »
Francis « Tu veux vraiment j’te pète la yeule ? »
Francis « Mais moi y'a personne qui peut se... Ah pis pourriez-vous juste déplacer votre voiture madame »

Inspire, expire. (Dans ma tête la chason Killing in The Name de Rage Against The Machine jouait en boucle... rien pour aider)

Je ne magasine plus jamais, c’est fini.

(Les oeuvres d'arts ci-jointe dans mon billet sont les miennes. Dire que dans la vie je suis dessinateur professionnel en plus. Oui oui on me paye pour dessiner... La vie est injuste vous direz.)

mardi 5 août 2008

Wow, mais quelle offre incroyable !

C'est vraiment n'importe quoi :

Vu dans la porte de mon institution financière aujourd’hui : « Nous sommes maintenant ouvert le mercredi jusqu’à 14h30 pour mieux s’adapter à vos horaires ». Ils doivent s’adresser à la très grosse clientèle qui ne travaille pas le mercredi. Quessé ça ?

Je reçois un e-mail de promotion de Golf Town. Le gros spécial : « Achetez 2 gants de golf, recevez en un 3ième gratuitement ». Ils doivent s’adresser à la très grosse clientèle qui ont trois mains. Quessé ça ?

On est des valises.

(Oui j'étais en vacances, non elles n'ont pas étés assez longues)

jeudi 12 juin 2008

Quand la cruche pointe, l'idiot regarde

Aujourd’hui je me rendais chez un nouveau client pour faire un relevé de chantier. Nouveau client depuis peu, le genre qui se pense chummy chummy avec toi après 2 minutes de conversation. Il est bien gras dans sa façon d'être, plutôt mal dégrossi… un Jean-Guy. Ça me titille un peu, mais il reste quand même plutôt correct avec moi et c’est un client donc je fais avec. Il me fait passer à son bureau avant que nous nous rendions sur le dit chantier :

Francis « Tab.... Fait froid dans ton bureau »
Jean-Guy « Ah ouin, t’es le deuxième à me dire ça aujourd’hui attend un peu, on va en avoir le cœur net, j’ai un truc infaillible»

Il appuie sur l’intercom de son téléphone et demande à sa secrétaire de venir dans le bureau. Secrétaire étant la description hollywoodienne de la secrétaire blonde gonflée un peu nunuche. Elle entre dans le bureau et demande ce qu’elle peut faire.

Mon épais, parce que vous allez comprendre qu’à ce moment là il se classifiait comme épais, fixe intensément la poitrine de sa secrétaire. Elle semble se demander pourquoi, mais ne bronche pas. Après 1 minute il s’écrit en pointant la partie de l’anatomie de la demoiselle qui avait été stimulée par le froid et qui donnait un nouveau relief à sa blouse :

Jean-Guy « Ben oui t’as raison regarde il fait vraiment froid »… Puis il la remercie et lui dit qu’elle peut retourner à son bureau.

Ok.
Ouin.
Bon.
De quessé ?
Hein ?

J’ai vraiment ressenti un malaise. Il vient vraiment de faire ça lui ? Mais je me demande pour lequel des 2 je me suis senti mal. Elle ou lui. Lui qui est sans l’ombre d’un doute un attardé ou elle qui le laissait faire en ricanant comme une tarte et qui semblait presqu’apprécié. Lequel des 2 à pas évolué ou lequel des 2 régresse ?

C’est drôle tout en ne l’étant pas pantoute.

jeudi 24 avril 2008

Pour sauver du temps...

Ce matin, subissant encore les contrecoups de ma quasi-mort la semaine dernière, je suis arrêté au dépanneur pour me prendre une dose de vitamines, autrement dit j’arrêtais en vitesse m’acheter un jus de fruits. Vite fait, simple me disais-je. Eh ben non, la vie voulait autre chose elle.

Je suis encore par moments dans un état semi-végétatif alors disons que mon temps de réaction à été plutôt long. Pas que je suis si patient, c’est plutôt que je ne suis pas super vite ces temps-ci.

Je prends donc le jus, le dépose sur le comptoir. La caissière prend le jus, le passe devant son scan… rien. Elle se réessaie… rien. Essaie de nouveau… rien. Encore… rien. Une autre fois… rien. Une sixième fois… toujours rien. En temps normal j’aurais, à ce moment, émis un commentaire quelconque, mais aujourd’hui, j’étais comme pas toute toute là.

Elle continue de plus belle à essayer de scanner le dit item. 10, 15, 20, 25 tentatives encore et elle persiste. Après littéralement 5 minutes à tenter, j’ose émettre un commentaire :

Francis : « Non non continue d’essayer, j’aime ça le jus chaud »
Caissière : « Tsssss » et elle continua d’essayer…
Francis : « Tenterais pas de rentrer le code ? »
Caissière : « » et elle continue de scanner comme si elle voulait prouver qu’elle est plus forte que la machine.
Francis : « Sur le papier là-bas c’est marqué $1.49 tu peux pas le pitonner ? »
Caissière : « Qu’est-ce qui me dit que c’est le vrai prix que tu me donnes tsé ? »
Francis : « En tout cas moi, appelle moi perspicace, mais après l’avoir passé pour la 622ième fois pis que ça marcherait toujours pas, ben j’aurais commencé à avoir un petit doute »
...
...
...
Francis : « Pourquoi tu rentres pas le code ? » dis-je exaspéré en faisant presque pitié.

Après un bon 8 minutes à la caisse, la seule réponse que je voulais pas, ben c’est celle que j’ai eu.

Caissière : « Ben c’est trop long à la main »
Francis : « *Implosion du cerveau* »

Finalement j’ai bu de l’eau calisse.

dimanche 23 mars 2008

Cro-magnon recyclable

En ce beau dimanche de Pâques, je m’adonnais à quelques tâches ménagères délaissées depuis un peu trop longtemps. J’avais accumulé deux gros sacs de bouteilles de plastiques vides, j’ai donc profité du beau temps pour faire une petite balade en voiture direction une épicerie avec gobeuse de « cacanes ».

J’arrive devant la dite machine, je m’installe et je commence ma besogne. Après seulement 5 secondes, un homme, mi-trentaine se positionne derrière moi. Dans ses mains trois sacs à ordures pleins. Je l’entends déjà grogner que ça va donc être long. Quelques secondes après une vieille dame arrive avec un tout petit sac qui devait contenir tout au plus 5 bouteilles. Je fais ce que je crois être la bonne chose, j’appuie pour avoir mon relevé, je fais signe à la dame de passer sa quantité minuscule de bouteilles et je reprends mon tour. Tout ça me semble logique, rationnel, et probablement que la plupart d’entre vous croyez à ce moment que tout est beau…

Et bien semble que non. Je répète souvent que le monde est peuplé d’imbécile, et bien j’ai encore une fois eu une preuve de ce que j’avance si souvent. L’homme derrière moi s’avance et me tape sur l’épaule

Le cave « Heille pour qui tu t’prends j’ai pas rien qu’ça à faire moé attendre icitte ? »
Francis « Hein ??? Quessé ??? »
Le cave « T’as laissé passer la vieille folle devant nous autre »
Francis « Ben là ?!?! »
Le cave « Crisse tu me fais perdre mon temps »
Francis « Ça prit environ 10 secondes, on se calme »
Le cave « Heille le gros tu me diras pas de me calmer »

Je ne daigne pas répondre à une insulte et je continue de faire manger mes bouteilles par la machine. Tout au long je l’entends derrière moi qui chiale, qui me traite d’épais, qui se plaint que c’est long, que je suis tellement pas vite.

Bien évidemment qui dit gobeuse à cacanes dit bris de machine à cacanes. Vers la fin de mon premier sac la machine jamme, je vais chercher un commis, il la répare, et je continue. Mon agrès derrière bouille, mais moi je m’en calisse pas mal, je suis en mode dimanche : calme et tellement zen.

15 secondes après que le commis soit venu déprendre la canette récalcitrante, en commençant mon deuxième sac ce qui devait arriver arriva, la machine était pleine. Je laisse donc mon sac près de la machine et pars chercher le commis. Après deux pas, je voyais mon épais du coin de l’œil s’avancer vers la machine et là il a fait la preuve hors de tout doute que certaines personnes sont vivantes uniquement car il est illégal de les tuer; il a kické mon sac de bouteilles les éparpillant un peu partout…

Je me suis retourné vers lui, saisi. Mon regard disait « Ayoye, l’incarnation de l’imbécilité c’est lui, je l’ai trouvé ». Je suis revenu vers la machine avec le commis qui a changé le sac.

Le cave « Envoye ramasse les asteure tes bouteilles l’épais »

À ce moment, j'aurais pu le laisser passer, mais j'ai plutôt décidé de prendre la vitesse de croisière d’un petit vieux de 98 ans et j’allais chercher les bouteilles éparpillées une à une pour les mettre dans la machine. Le processus était long et tellement pas productif, mais bon petite vengeance s'imposait. Alors après 5 ou 6 fois ce petit manège, mon gorlot se tanne se rendant compte que je le niaisais un tantinet…

Le cave « Heille c’est beau mon gros épais là tu grouilles ton cul »
Francis « »
Le cave « Répond moé quand j’te parle »
Francis « »
Le cave « C’est quoi ton problème ? »
Francis « »
Le cave « T’attends-tu que je t’en crisse une ? »
Francis « *soupir*»
Le cave « Là tu me cherches »
Le cave « T’es juste une grosse moumoune »
Francis « »
Le cave « Pourquoi tu réponds pas t’as la chienne hein ? »
Francis « Non »
Le cave « Ben enwoye d’abord on va régler ça »
Francis « Désolé, je ne parle pas aux imbéciles, ça les instruit »

Avant qu’il ait compris le sens de la phrase, j’ai eu le temps de terminer ce que j’avais à faire et je suis parti. Vraiment y’en a vraiment qui mériteraient des tapes sur la yeule, mais le faire serait tellement une perte totale d’énergie.

Je suis encore atterré.

jeudi 28 février 2008

Encore un problème de mesure

Francis « Pouvez-vous me prendre la mesure du mur adjacent à la porte ? »
Client « Oui bien sur j’ai un tape à mesurer »
Client « Ok ça mesure 23 et 5 petites lignes »
Francis « Ok ton tape est séparé comment ? »
Client « Ben en petites lignes »
Francis « Non je veux dire séparé au 1/32" au 1/16" ou ??? »
Client « Non yé séparé en petites lignes »
Francis « Ok mais chaque petite ligne vaut combien, exemple si dans 1’’ y’a 16 petites lignes le tape est au 1/16" donc je saurai que la mesure c’est 23 5/16’’ »
Client « Ok attend je compte le nombre de ligne »
.......
.......
.......
Francis « Coudonc c’est ben long »
Client « Ben là y’en a pas mal »
Francis « Ok »
......
Client « J’ai fini donc la mesure est 23 5/58’’ »

Pis yé juste 7h30... La journée va être longue

(pour les incultes un tape séparé au cinquante-huitième de pouce ça existe juste pas)

dimanche 20 janvier 2008

Dix 30 = doublement con

J’ai un couple d’ami, plutôt non, j’ai une amie qui sort avec un gars que je déteste. Y'a vraiment rien à faire, c’est viscéral. J’ai bien tenté de l’apprécier, de le côtoyer, mais le courant ne passe tout simplement pas. L’été dernier il m’a même invité au golf = Pire journée de golf de ma vie. Alors je n’essaie plus, maintenant je dis carrément ce que je pense et il en fait tout autant. Ce qui fait des rencontres où les couteaux volent extrêmement bas. On se rend bien notre haïtude mutuelle et nous le faisons de façon très courtoise.

Monsieur et madame m’invite à souper la semaine dernière, avec quelques autres amis, pour nous annoncer une grosse nouvelle. Champagne en arrivant le gros kit, les deux ont le sourire fendu jusqu’aux oreilles. Ils nous font languir pour le dévoilement de LA nouvelle. Alors plusieurs sujets de conversation sont abordés.

Là on se met à parler de maison

Monsieur « On est allé faire un tour près du quartier Dix 30 hier… ».
Francis « Part moi pas sur ce quartier de cons finis. Heille faut vraiment être un attardé mental de premier plan pour allez se bâtir une maison, 20 fois trop chère, sur un terrain de 4000pi/ca 15 fois le prix de l’évaluation, pas un osti d’arbre à des kilomètres, des voisins snobs et péteux qui font tout pour te flasher leur argent. Mais c’est pas ça le pire. Faut vraiment être un idiot de première pour se bâtir en bordure d’UNE autoroute mais le faire à côté de DEUX, c’est le comble de l’imbécillité humaine ».

Les autres invités m’appuient et commence à bitcher l’idéalogie de la place eux aussi. Un moment donné on se retourne car nos hôtes ne semblent pas se joindre à notre débat animé sur la mauvaise idée que constitue cet endroit.

Monsieur « C’est parce que on vient de s’acheter un terrain là, c’était ça la nouvelle »

Il serait surprenant que nous soyons invités pour à la pendaison de crémaillère.

(Et cette semaine il y aura un reportage sur le fameux centre d'achat Dix 30 aux Francs-Tireurs (que je déteste, mais ça c'est une autre histoire). Bien hâte de voir ça.)

mercredi 16 janvier 2008

Antonyme de brillant

Vous savez le genre de semaine où, au travail, tout semble mal aller ? Ma journée, pour une troisième de suite sur 3 cette semaine, à été remplie de grand soupir terminé par un sacre… du genre Hmmmmmmmmmmmmstie. On dirait que dans les journées chargées à plein, les imbéciles se multiplient pour te faire perdre le temps qui te manque déjà.

Aujourd’hui alors que je commençais à peine à entrevoir la couleur de mon bureau de sous la mer de papier qui le jonchait, le téléphone retentit (pour une 234ième fois en 12 minutes) et c’était Mr 22 3/4". Je n’avais vraiment pas besoin de lui aujourd’hui.

Mr 22 3/4" « T'as gros problème »
Francis « Ah ouin »
Mr 22 3/4" « On est en train d’installer notre commande pis ça rentre pas du tout dans notre pièce, ce que tu as soumissionné c’est pas bon, tu t'es planté »

BÂTARD. Là je panique un peu, est-ce que je me suis trompé sur mes dessins ? Est-ce que j’ai commandé les bons morceaux ? Je fais des recherches vérifie 12 fois mes plans, tout semble concorder avec la commande. Je lui demande de remesurer la pièce au complet… Tout est pareil comme mes mesures. On s’obstine environ 15 minutes, moi je dis que tout est correct selon mes plans et que je ne comprends pas ce qui se passe. Je lui dis de mesurer ce qu’il a reçu... tout est ok aussi.

Francis « Ben là je comprends pas »
Mr 22 3/4" « Va falloir que tu viennes voir sur place parce que là il faut que je sois fonctionnel demain pis tu t'es trompé c'est pas mon problème »

À contrecœur je me rends chez le client, un beau 45 minutes de route. Je rentre sur l’étage et je le vois au loin… et là je pogne les nerfs solide, je suis en tabarnak, je voudrais le tuer. À 50 pieds de distance je vois le problème, le problème c’est lui, le con. Je le vois, il a le plan dans une main et avec l’autre il se gratte la tête contemplant la pièce en question et le matériel qu’il doit y installer.

J’arrive à côté de lui, je ne dis pas un mot, je lui arrache le plan et lui remet aussitôt dans sa main, mais à L’ENDROIT.

Mr 22 3/4" « Ahhhhhhhhh »

Je crois que sur le chemin du retour, j’ai battu le record du nombre de sacres provenant d’une seule bouche en 45 minutes.

mardi 8 janvier 2008

Elle a compris... enfin

La première fois, elle avait le côté droit du visage d’un teint bleuté « Je suis tombée » qu’elle me disait. Je ne me suis douté de rien, la vérité ne m’a même jamais effleurée l’esprit. Jamais on allait chez elle, c’était toujours ailleurs, chez moi. Puis un jour j’ai assisté à une séance de violence verbale. Je me suis interposé mais timidement et maladroitement, je n’avais pas l’impression d’être à ma place. Quelques jours après, je la revois par hasard, elle tente de se cacher, mais l’ecchymose est beaucoup trop importante pour se défiler. À ce moment je déduis ce qui se passe, mais ne comprends pas. Je fulmine, une rage intérieure devant une telle chose. Elle me voit essayer de me contenir et réussie, je ne sais toujours pas comment, à me calmer. Je lui fais promettre que plus jamais. Quelques mois passent, elle me dit que tout va bien, tout semble s’être replacé.

Le téléphone sonne très tard en soirée, elle pleure, j’entends des cries, je comprends, j’accoure. Elle s’est réfugiée derrière une porte verrouillée, il est là comme si rien n’était jamais arrivé. Le plaquant contre le mur je n’ai su quoi dire. Cependant, à l’intérieur, le goût de justice sauvage était si puissant, je l’aurais brisé en deux volontiers, mais la raison à eut le dessus.

Elle savait ce que j’en pensais. Après un bref séjour ailleurs, elle y est retournée, évidemment sans m’en glisser mot. « Tu vas bien ? » que je lui demandais. Tout semblait bien aller. Puis un souper ensemble. Je lui prends le bras, une grimace qu’elle tenta de cacher l’a vendue. Mauve n’est pas une couleur normale de peau. Je commence à être à court d’arguments. Je continu d’essayer de lui faire comprendre qu’elle ne mérite pas ça, que personne ne mérite ça. Mais un cœur qui aime est aveugle, une personne qui ne connaît pas une autre forme de relation y retourne les yeux fermés, le cœur plein d’espoir.

Puis ça arrive encore, je menace d’impliquer les forces de l’ordre, mais elle dit qu’elle ne porterait pas plainte. Je continue d’essayer d’être là pour elle, mais jusqu’à quel point je peux continuer d’aider quelqu’un qui ne veut pas. Puis nos visites s’espacent, j’ai le cœur en miettes à chaque fois, j’aimerais l’aider, mais elle ne veut pas.

Cet après-midi un message « Là j’en peux juste plus j’ai besoin de ton aide ». Enfin ce cri que j’attendais. Content mais tellement consterné.

Je me demande toujours s’il se sent viril quand il la pousse, qu’il la frappe. Il m’est toujours impossible de concevoir que l’on puisse vouloir lui faire du mal, elle est si petite, fragile, sans malice et sans défense.

Y’a des choses incompréhensibles.

mardi 11 décembre 2007

Quelqu'un m'en veut, c'est sur...

Vendredi dernier au travail je téléphone à un de mes fournisseurs. Je fais affaire avec lui de 3 à 4 fois par semaine, pour des commandes, des suivis, etc. Nous réglons la paperasserie habituelle et ensuite on parle un peu de tout et de rien comme à chaque fois, à la longue certains liens amicaux se sont créés. Ça fait déjà quelques mois qu’il me parle qu’il cherche quelqu’un de plus pour faire les soumissions, lui donner un coup de main car il n’arrive plus du tout.

Fournisseur « J’ai enfin trouvé quelqu’un pour m’aider »
Francis « Ah oui je suis bien content je vais avoir mes réponses plus vite hein ? »
Fournisseur « Oui je crois bien que tu vas être content tu le connais bien »

Un de mes bons amis à quitté son emploi chez notre ancien employeur commun pour un nouveau. Je ne lui avais pas parlé depuis. Alors dans ma tête c’était lui. J’étais super content on s’entend super bien et on a les mêmes points de vue par rapport à notre job.

Francis « Dis moi pas que Pat est rendu chez vous ? Cool ! »
Fournisseur « Heu non il s’appelle pas Pat »
Francis « Ben c’est qui d’abord ? »
Fournisseur « Attend je te le passe »
Le dit employé « Heille salut Francis ! »
Francis « Tabar… »

Mon domaine est un monde plutôt fermé et pas mal tout le monde finit par se connaître. Les mêmes gens apparaissent d’une compagnie, d’un fournisseur, d’un distributeur à l’autre. Mais là, jamais au grand jamais je ne m’attendais à celle-là. Je n’y crois pas encore, encore de la misère à croire que ça puisse être vrai. Quand il s’est mis à parlé, j’ai tenté de m’auto-étrangler avec le fil de mon téléphone, m’ouvrir les veines avec mon stylo mais en vain.

Francis « Ah salut »
Collègue con ex-collègue con ex-collègue toujours con « Ben oui on va retravailler ensemble ça l’air »

Osti de karma à marde

(pour ceux qui ne comprennent pas : voir ici, ici, ici et ici entre autres)

lundi 3 décembre 2007

1 con, 7 victimes

Comme je vous l’ai dit précédemment, ma vie est remplie de crétins gens différents dernièrement. C’était un souper organisé par un fournisseur et j’étais pogné invité à y aller, mon boss s’étant sauvé comme un chieux désisté pour des raisons importantes. À cette table, il y avait 6 autres clients mais aussi un imbécile heureux employé du dit fournisseur. Alors je discutais avec l’estie de con le jeune homme car la yeule lui arrêtait pas je suis un gars sociable. La quantité d’ineptie merdique propos intéressants sortant de sa bouche était plutôt considérable. Je me prêtais au jeu car le vin était à volonté mon employeur bénéficierais de cette rencontre et elle permettra de me faire perdre 6 heures de ma vie tisser des liens plus étroit avec eux.

Jeune mongol homme début trentaine qui est encore dans sa phase anale à gardé son cœur d’enfant se plait à nous raconter sa pathétique palpitante vie de long en large. Clairement tout le monde à la table s’en torche se délecte de ses histoires. Dans une envolée d’adolescent attardé passionnée il s’est mis à déblatérer raconter toutes sortes d’histoires relatant les séries de Star Trek, l’espace et l’infini tellement grand du cosmos pour une raison que j’ignore et qui m'importe peu tellement grandiose que l'idée m'échappe. Les gens à la table cherchaient désespérément les couteaux à beurre pour s’ouvrir les veines et mettre fin au supplice à se joindre à la conversation.

Je commençais vraiment à en avoir plein mon cul avoir hâte de m’introduire dans la conversation pour pouvoir lui dire qu’ont avaient tous le goût qu’il se la ferme d’en apprendre davantage.

La chose « Imaginez, si j’embarquais dans un vaisseau spatial, encore et encore et pour TOUJOURS je roulerais loin d’ici sans jamais voir le bout et jamais revenir… »
Francis « Ouin ben pourquoi tu partirais pas tout suite pour voir ? » (tout était dans le ton empli de "on s'en calisses-tu pas tu penses" )

Ma voisine de table à craché son vin par le nez.

mercredi 28 novembre 2007

Preuve de l'unicellularité humaine

Je dis souvent que le monde est peuplé d’imbéciles. Tous nous rencontrons notre lot de gens de cet acabit. Dernièrement par contre, je crois être en plein cœur d’une infestation. L’imbécillité m’entoure et je commence à m’y perdre, plutôt y perdre ma patience qui est ma plus grande vertu (ok peut-être ma deuxième… ok ok ma 8ième peut-être… là n’est pas mon point). La petite switch qui contrôle ma petite voix interne qui dit « Ferme ta yeule Francis », ben elle est ben à veille de pété.

Je soupçonne les gens à faible potentiel cérébrale de s’être regroupés et présentement ils m’ont comme cible. Un de mes clients est, j’en suis convaincu, le représentant de l’imbécillité humaine district Montérégie. Il me fait perdre patience tellement il est con. S’il était con chez lui, ça ne me dérangerait pas, mais depuis 2 semaines je travaille un projet avec lui et il m’appelle à TOUS les jours pour des affaires du genre de celle d’aujourd’hui :

Client « Francis, ça fait combien 22 pouces ¾ en pouces ? »
Francis « Hein ? »
Client « Ben oui sur ton plan t’a marqué 22 pouces ¾ comment je fais pour le convertir en pouces »
Francis « T’as pas besoin de le convertir, yé déjà en pouces »
Client « Non si je veux la mesure là, tsé en pouces ? »
Francis « 22 pouces ¾ ça donne 22 pouces ¾ »
Client « Je ne veux pas que tu me donnes la réponse, je veux savoir comment le calculer ? »
Francis « Calculer quoi au juste ? »
Client « Ben je viens de te le dire comment convertir 22 pouces ¾ en pouces »
Francis « YÉ DÉJÀ EN POUCES »
Client « BEN COMMENT ON LE CALCULE ? »
Francis « CALCULER QUOI ? »
Client « Tu comprends rien, je veux mettre ton 22 pouces ¾ en pouces j’fais comment ? »
Francis « Tu le calcule pas, yé déjà en pouces pis toutes les mesures qu’il y a sur ton plan, sont toutes en pouces, alors t’as rien à calculer »
Client « Oui mais dis moi juste comment le calculer pour le futur au cas »
Francis « Va falloir que tu me fasses un dessin, je ne comprends pas ce que tu veux. Convertir en pouces quelque chose qui est déjà en pouce ça se fait pas, en fait c’est déjà fait pourquoi vouloir le refaire ? »
Client « Ok, sur ton plan c’est inscrit 22 pouces ¾ »
Francis « Oui en effet »
Client « Bon, si je prends ton 22 pouces ¾ et que je veux le mettre en pouces, comment je fais ? »

Je crois que c’est à ce moment que toutes les cellules de mon cerveau ont implosées, mes oreilles se sont mises à saigner, je me suis mis en petite boule dans le coin de mon bureau et j’ai commencé à pleurer.

vendredi 9 novembre 2007

"Ton site c'est d'la marde" - random asshole

Depuis mes débuts dans le merveilleux monde blogual, j’ai reçu plusieurs e-mail de personnes qui me disaient qu’ils appréciaient bien mes écrits et j’ai toujours été très touché et surpris. Quelques compatriotes bloggueurs se plaignaient d’avoir quelques présences et critiques indésirables. Je me vantais de n’avoir jamais avoir été écorché de par ce site. Mais voilà, aujourd’hui j’ai reçu mon tout premier "hate mail" gracieuseté de mon blog. Je crois que je vais le faire encadrer. Alors pour vous, et pour l’auteur de cette missive, je vous la présente dans toute sa gloire.

"Je vais commencer par te dire que je pense que t un trou d’cul. C’que t’écrit c’est de la grosse criss de marde. Je sais pas pour qui tu te prend, t un gros con qui a besoin d’attention. J’ai lu ton blog au complet et pis c’est patétik de voir comment tu te prend pas pour d’la marde. Ceux qui te lisent souvent sont pas tres fort non plus pour revenir. En tk je me devais de te dire que c’est avec d’la marde comme ça que Internet se pollue. Ton site c'est d'la marde

Un gars qui veut être remboursé pour le temps qu’il a perdu a lire cette marde"


C’est beau hein ! Écoutez quand ça vient du cœur, tu n’as pas le choix que d’apprécier. Il a quand même pris le temps de lire mon blog AU COMPLET pour me dire que c’était poche. La majorité ce serait arrêté après quelques billets, mais non, lui est un exemple de détermination. Non mais moi j’appelle ça du dévouement à l’augmentation de la qualité d’Internet. Ce gars-là mériterait la médaille du dévouement pour veiller à ce que vous tous ne soyez pas en contact avec un produit de qualité inférieur tel que mon blog. J’organise une collecte de fond pour rembourser l’être floué. Outre sa très grande connaissance du français et une légère tendance scatophile, on voit vraiment que lui, y l’a l’affaire.

Je suis tellement atterré de cette constatation hautement scientifique. Je pense que je devrai accrocher ma plume question de ne pas polluer l’Internet davantage… dans tes rêves buddy !

mardi 30 octobre 2007

Mise en "échec"

Dernièrement on a vu à répétition et en boucle des mises en échecs sévères au hockey, des coups de chien sale qui occasionnent commotions cérébrales en quantité alarmante.

Je jasais au téléphone avec mon amie M et elle me dit que la maman en elle est pas mal anxieuse quand son fils embarque sur la patinoire, elle a peur qui lui arrive quelque chose du genre et c’est compréhensible.

Alors pour elle, un petit article que j’ai découvert qui la calmera un peu je l’espère !

-Pologne

Une tragédie est venue perturber le 7ième tournoi annuel d'échec de Kokawa samedi dernier. Un des participants qui venait de perdre son match de demi-finale, accusant son rival de tricherie, s’est emparé du roi de son adversaire et lui a enfoncé la pièce dans l’oreille droite, sans avertissement. La victime à immédiatement été conduite à l’hôpital le plus près ou l’on a constaté son décès. La pièce avait atteint le cerveau du jeune homme.

Alors ma chère Marie, tu vois, ton gars, il peut jouer au hockey sans problème, il y a pire.

Détruit son jeu d’échec par contre.

Osti que le monde est fucké.

mercredi 24 octobre 2007

14$ crisse

Vraiment une autre journée de chiotte au travail. On me cherche… ok je suis très facile à trouver cette semaine, mais bon. Aujourd’hui, un autre client commence à s’obstiner. Il me demande le prix d’un item :

Francis « C’est 5457.00$ »
Client « QUOI, vous êtes malade, c’est ben trop cher »
Francis « Ben c’est le prix »
Client « Non, non, non, je payerai pas ce prix là, t’es certain que tu t’es pas trompé dans tes prix ? »
Francis « Attendez, je re-calcule… non c’est bien 5457.00$ »
Client « Ça pas de bon sens vous voulez me voler ou quoi ? »
Francis « Sans farce c’est le bon prix »
Client « Écoute la dernière fois que j’en ai acheté j’ai payé PAS MAL moins cher »
Francis « Vous en avez déjà acheté ? Donnez moi une référence de commande je vais voir »
Client « Commande 12345 janvier 2007 »
Francis « Attendez je check… ok… vous aviez payer 5443$ »
Client « Bon là ça BEN plus d’allure, je le veux au même prix »
Francis « Vous capotiez vraiment pour 14$ »
Client « Ben là 14$ quand même, c’est avec des 14$ laissés à gauche et à droite qu’on arrive dans le trou en bout de ligne »
Francis « Je viens vraiment de perdre 15 minutes pour 14$ ? »
Client « Tu me le fais au même prix ? »
Francis « Non mais 14$ sur $5000 bâtard, c'est 1/4 de % »
Client « Alors ? »
Francis « J’ai eu une augmentation de mon manufacturier et le nouveau prix c’est $5457.00 »
Client « Ben là »
Francis « Vous savez ce qu’un jour un grand homme m’a dit ? »
Client « Non ? »
Francis « Il m’a dit "c’est avec des 14$ laissés à gauche et à droite qu’on arrive dans le trou en bout de ligne"… et je ne veux pas ça pour mon entreprise »

Je vais le facturer à $5457.00 l’osti de gratte cenne. Normalement j'y aurais enlever, mais là lui, y me tapait sur les nerfs.

mardi 23 octobre 2007

Une première... et une troisième

Mon travail comporte une très grande partie de service à la clientèle et de service après-vente. Chez mon précédant employeur pendant près de 7 ans j’ai été en charge de tous les comptes majeurs. Tous les cas problème et tous les clients difficiles passaient par moi car j’étais un expert pour désamorcer des situations potentiellement explosives, calmer des clients en crisse, ça me venait naturellement. J’en ai vu beaucoup et j’ai très rarement perdu patience (du moins pendant l’appel, après c’est une toute autre histoire).

Aujourd’hui, pour la première fois depuis que je fais ce genre de travail, j’ai raccroché la ligne au nez d’un client et ce en plein milieu de sa phrase en plus d’être désagréable volontairement.

Mise en situation : Depuis vendredi PM c’est la livraison finale d’une commande chez un client et il y a des petits problèmes… Non, ça ne fonctionne pas pantoute, ça va crissement mal, ce qu’on livre est trop grand pour l’espace, c'est de la crisse de bouette. Il veut me tenir responsable du fait qu’il ne m’ait pas transmis les bonnes informations et que j’aurais dû deviner ce qu’il voulait.

Client encore pompé « La ligne à coupée »
Francis « Non, c’est moi qui t’a flushé » et j’ai raccroché de nouveau.

30 secondes plus tard il persiste et tente un troisième appel.

Client « C’est quoi ton problème »
Francis « Depuis vendredi après-midi que tu me blâmes pour des erreurs que TU as fais, que tu dénigres le travail que j’ai fait et me traite d’incompétent, pour je le répète toutes des erreurs qui sont TES erreurs, mon dossier est sans reproche et que t’écoutes pas quand j’essaie de t’expliquer ou te t’apporter des solutions».
Client « Écoute ben, c’est moi le client pis je vous donne pas mal de job, fais que tu vas changer ce que je veux »
Francis « Désolé, tu ÉTAIS un de mes clients, je n’ai plus aucune envie de te servir ça mène à rien. Au pire fais le toi-même, ça fait 2 jours que tu me dis comment faire ma job, moi j’en ai plein l’cul, bye ». J’ai raccroché et je n’ai plus pris aucun appel du reste de l’après-midi.

J’étais en crisse comme rarement je l’ai été. J’avais les ongles plantés dans les appuis-bras de ma chaise, je grugeais le combiné, j’ai brisé en 2 le crayon que j’avais entre les doigts (ok pas très viril péter un BIC) et j’ai brisé la « spacebar » sur mon clavier en pressant un peu légèrement trop fort dessus à la fin de l’appel (ok en vargeant dessus comme un épais). En maudit au point où j’ai eu de la misère à fonctionner pour le reste de l’après-midi. Une chance qu’il n’était pas à porté de mains, je l’aurais étripé.

Alors en plus de le faire pour la première fois, je l’ai fait 3 fois en ligne. Je ne fais rien à moitié. Mais mon problème c’est que ça ne m’a pas fait me sentir mieux pour autant.

Et c’était un osti de français (désolé à tous les autres osties de français).

vendredi 5 octobre 2007

Ah non pas encore lui

Avec la préparation de ma conférence, j’ai été pas mal occupé ces 2 dernières semaines. Il en allait de même au bureau ou la folie de plusieurs clients hystériques me faisait m’écarter de mon travail, or j’ai du faire plusieurs heures supplémentaires pour me rattraper.

Dans toute cette folie, mon boss m’a transféré un e-mail mardi il y a 2 semaines. Il y inscrit « Ce n’est pas pressant, mais tu es mieux placé que moi pour faire ça, tu jetteras un œil quand tu auras un instant ». Je ne l’ai pas lu, l’ai mis de côté. L’instant disponible est arrivé hier, 2 semaines plus tard. Depuis j’ai de la misère à ne pas rire… jaune.

Dans un commentaire sur ce billet, Marie énonçait une possibilité. Je ne croyais pas qu’il le ferait, mais malheureusement la nullité n’a pas de limite faut croire. Voici le contenu du e-mail :

« C’est Collègue Con, je me suis trouvé un job presque tout de suite après avoir quitté chez vous, mais ça ne me convient pas vraiment et j’aspire à tellement plus que des petites compagnies. J’aurais besoin d’une lettre de référence qui me mettra en valeur. Je crois avoir été une des clés de l’excellence de votre entreprise. Je suis certain que vous pourrez rédiger quelque chose à ma mesure ».

Je bouillais à l’intérieur en le lisant. Comment peut-on être aussi imbus de sa petite personne et être d’une arrogance tellement enrageante même en écrit ? Ça me renverse… non ça me fait pogner les nerfs pour rien, parce que dans le fond il est rien. Premièrement mon cave, tu n’as pas quitté, je t’ai crissé dehors. Les petites compagnies de merde comme tu le dis, ben on en est une et tu veux des références de nous ? À ta mesure serait que je me torche avec une feuille et que je te l’envoie comme référence.

Mais je n’ai pas vraiment le choix, alors voici l’étendu de ma lettre :

____________________________________________

Nom de l’employé : Collègue Très Très Con
Période d’embauche : Trop longtemps Avril à Août 2007
Poste occupé : Faire chier Francis Ingénierie de procédés

Collègue con était un employé très ponctuel.

Si vous avez des questions, hésitez avant de communiquer avec moi.

Francis ?
Chargé de projet
Compagnie X

_____________________________________________

C’est la seule qualité que je lui ai trouvé. Je suis quelqu’un de franc et honnête alors c’est tout ce qu'il aura de moi… il ne sera pas assez cave pour envoyer ça, ça pas de sens. S'il le fait, je ne me gênerai certainement pas. Mais venant de lui, je ne serai plus jamais surpris.

C’est à suivre d'après un mauvais feeling que j'ai.